Publié dans Economie

Secteur extractif - Madagascar mise sur l'industrie minière pour stimuler sa croissance économique

Publié le jeudi, 04 janvier 2024

Des perspectives de croissance ambitieuses pour 2024.  Madagascar a enregistré l'exportation de 824 000 tonnes de produits minéraux au cours des onze premiers mois de 2023, marquant une valeur totale de 1 428 milliards d'ariary, selon les données de la Direction générale des douanes. Les mois d'avril et d'août ont été les plus fructueux, avec des exportations respectives de 107 100 tonnes et 118 700 tonnes. Ce secteur se positionne en tête des exportations, dépassant les "céréales, épices, fruits et légumes ainsi que les produits textiles". Au cours de la dernière décennie, le volume des produits minéraux exportés par Madagascar a connu des variations significatives, passant de 781 900 tonnes en 2013 à 867 600 tonnes en 2022, avec des hauts et des bas intermédiaires.

L'Etat a fixé des objectifs pour le secteur minier en 2024, cherchant à en faire un moteur clé de la croissance économique. Après une baisse de 9,8% en 2023, les autorités anticipent une croissance de 7,2% pour l'industrie extractive en 2024, suivie de taux encore plus élevés, atteignant 14% en 2025 et 14,1% en 2026, selon les projections du ministère de l'Economie et des Finances. Le secteur extractif, aux côtés de l'agriculture et du tourisme, est identifié comme l'un des principaux moteurs de la croissance économique nationale, visant une progression de 4,5% en 2024. 

Contexte favorable

Les mines devraient jouer un rôle déterminant, bénéficiant du contexte favorable créé par l'application du code minier et les initiatives en faveur de la transition énergétique à l'échelle internationale. Selon la Banque africaine de développement (BAD), le Gouvernement malgache aspire à développer un secteur minier compétitif, contribuant à la relance économique du pays. Pour y parvenir, un régime fiscal minier est envisagé, incitant les sociétés minières à investir tout en garantissant une juste répartition des rentes minières entre l'Etat et les communautés locales. Les exploitations d'ilménite, de nickel et de cobalt représentent actuellement 1,5% du PIB et 30 à 60% des recettes nationales, selon la BAD. Cette dernière estime que l'exploitation minière industrielle pourrait représenter entre 4 et 14% du PIB d'ici 2025, dominant les exportations du pays. Cependant, elle souligne la nécessité de renforcer la gouvernance du secteur minier pour accroître la transparence. Malgré les efforts du secteur privé et la prise de conscience croissante des communautés et de la société civile, la législation minière est actuellement confrontée à des lacunes politiques et des décisions contradictoires qui entravent le chemin vers une transparence totale des industries extractives.

 

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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